dimanche 27 septembre 2009

Morphée a des idées bizarres

J'ai rêvé qu'il arrachait les boutons de sa chemise pour me les donner. Chemise blanche, un bouton blanc, un jaune, un blanc, un jaune, le tissu qui reste pudiquement fermé sur son torse. Qu'aurait dit l'Oncle Sigmund ?

dimanche 20 septembre 2009

Vite fait

3 cartons de livres, magazines Vogue et Télérama, DVDs, CDs, papiers, 7 boîtes à chaussures, un sac de chaussures, 3 valises de fringues, posters, imprimante, lampe de chevet (cadeau de mariage de mes parents), sacs, ceintures, 1 bouquin pour le trajet, iPod, Mac, carnets...

Je déménage et je me trouve face à un tas de cartons. Que faut-il emporter avec soi, laisser derrière ? Sans surprise, j'ai commencé par les livres, comme une impulsion. Ils sont la première chose à laquelle j'ai pensé : lesquels me représentent le mieux, m'inspirent le plus, lesquels je relirai, ceux que j'ai envie de lire enfin. Quand j'entre chez quelqu'un pour la première fois, je regarde sa bibliothèque. Ça me rassure de penser que mes rangées de papier me définissent en un coup d'oeil, qu'elles peuvent me rappeler qui je suis quand je suis perdue.

J'emporte un peu de mon bordel, il n'y a rien de plus déchirant que de vider des tiroirs en écoutant Bon Iver. Je choisirai quelque chose de plus entraînant pour en remplir d'autres. On part toujours pour arriver, on quitte pour trouver. Ce ne sont pas forcément des repères que j'emmène avec moi, ni des souvenirs, mais plutôt ce dont j'aurai besoin à l'avenir, ce qui peuplait mon imaginaire et va devenir vrai.

Good bye !

lundi 14 septembre 2009










J'ai vu Amsterdam

... et franchement, c'était cool. Je ne peux pas vraiment décrire, c'était juste bien, beau, arty. Je me suis dis "j'habiterais bien là" au moins cent fois, en passant devant de vieilles façades aux baies vitrées modernes ouvertes sur des salons ou des ateliers remplis de tableaux, de plans, de meubles designs, donnant sur un canal et son enchaînement de ponts, de vélos, de canards, le petit resto qui va bien au coin de la rue, les boutiques indé avec tout et n'importe quoi. Il y avait vraiment une âme, partout. On oubliera la partie touriste beauf qui vient se faire des putes... Amsterdam m'a surtout laissé une impression de ville à taille humaine qui bouge, avec une forte identité, et plein plein plein de bonnes adresses pour manger, chiner des fringues, des vinyles, des affiches de la Nouvelle Vague, des meubles, des bouquins... Ouais en fait c'est ça, Amsterdam a bon goût.

Winter 09'

Ma plus grosse prise de tête du moment : comment porter mon boyfriend jean cet hiver ?

Ouais...

lundi 7 septembre 2009

Sisyphe sort de ce corps !

L'été c'est la grande pause. Je prévois toujours plein de choses à faire, mais j'oublie que c'est le pire moment de l'année niveau dynamisme. Résultat, j'ai lu un livre et demi sur un million, vu trois films, regardé beaucoup trop la télé, travaillé le reste du temps. J'ai le dos bousillé, des cals aux mains, des bleus partout, pas tant d'argent que ça. J'aime pas l'été.

Je ne supporte plus de passer des journées en allant à l'encontre de tout ce que je suis ou veux être. J'ai l'impression d'être coincée dans une farce gigantesque. Je suis toujours dans l'attente, tout n'est que projection, à la rentrée je pourrai le faire, mais pas maintenant. Je vis à travers Internet, même mon shopping. J'aime toujours autant les chaussures, et c'est peut être le seul aspect selon lequel je suis encore moi même ces temps-ci.

15 jours, seulement 15 jours encore et je peux commencer ma nouvelle vie. Je veux être happée et me laisser porter par le courant tourbillonnant de la ville, je ne veux plus lutter pour encaisser chaque matin ce boulot que je ne supporte pas. Je veux retrouver la liberté d'être moi, dans mon espace, mon chez moi, celui que je vais créer. Je me rends compte que vivre avec mes parents n'est plus possible, je suis déjà partie depuis longtemps. J'ai besoin de ma vie.

J'entre dans l'ère des possibles. Tous les moyens dont j'ai besoin sont déployés face à moi, je vais enfin pouvoir faire ce dont j'ai envie depuis toujours, être là où je dois être. C'est fantastique, quand on y pense. Je me souviens que, adolescente, je me disais que la ville n'était pas pour moi, que je ne pourrais jamais y vivre sans me sentir étouffée. Ce soir je supplie les heures d'avancer plus vite pour y être, dans ce nouveau monde à découvrir.

Il me tarde d'être en automne car c'est la rentrée, mais aussi pour remettre des collants noirs, opaques, avec des chaussures noires. Je n'y avais pas pensé depuis longtemps, j'avais oublié même, mais c'est ce qui me va le mieux, c'est tellement beau des jambes toutes noires qui courent sur les pavés. J'ai envie d'être à Paris. D'y être, comme de lui appartenir. Allez le 21 septembre, on se dépêche !

vendredi 28 août 2009

I'm considering a move to L.A.

En fait je n'écris jamais quand il faut. Le nombre de choses que je perds... Avant j'avais ce réflexe de noter tout sur le moment, maintenant je me dis toujours "plus tard". Parfois je me souviens, souvent non.

mercredi 12 août 2009



Une roue de printemps vert ? Non Flo, une roulotte peinte en vert. Et je danse.

vendredi 31 juillet 2009

A Paris moi aussi je tenterai ma chance...

La première fois que j'ai vu Paris, je l'ai trouvée franchement laide. Ça commence comme un roman bien connu. C'est vrai, Paris... Paris ! On en fait tout un plat, la plus belle ville du monde et blablabla. Quand j'y suis allée pour la première fois j'ai du faire face à une immense déception. Alors c'est ça ?

Je ne sais pas ce qu'il s'est passé, peut être a-t-on vu les mauvais quartiers, peut-être n'étais-je pas in the mood for the City of Lights. J'ai trouvé ça sale, pas impressionnant du tout, et pas franchement dépaysant. Ouais bon, ça fait français quoi, pas de quoi fouetter un félin. Rien à voir avec Londres la Magnifique qui me colle la larme à l'œil dès que j'y pose un pied.

A l'époque j'avais noté que c'était une ville de fantômes. Les Lumières, les Surréalistes, Aragon et z'Aurélien, Baudelaire, Hugo et bla et bla, tous des morts, dont on conserve le souvenir comme un faire-valoir de pacotille. C'est la ville des poètes et des artistes. C'était, sans doute. Mais la forte impression que j'avais eue en arrivant ne m'avait pas quittée; l'âme de la ville est comme lointaine et morte.

Et puis avec le temps, mais vraiment petit à petit, j'ai commencé à remarquer qu'au détour de cette petite rue... Et que ce parc là... Et cette enseigne là-bas ! J'ai découvert les bons musées au bon moment, mon carnet s'est peu à peu rempli de notes furtives (pour voir des vieux films, cinéma Le Champollion, rue des Écoles, 6°) et ce qui n'était qu'un tas carré de bâtiments gris sans arbres est devenu moins impersonnel.

Paris ne m'a pas explosé au visage, c'est une ville de détails. Ce sont uniquement les détails qui me plaisent là-bas, et c'est sans doute pourquoi j'aime autant les enchaînements de plans photographiques de Christophe Honoré. Dans chacun de ses films, on sent qu'il connaît vraiment l'endroit qu'il porte à l'écran. Il a l'œil, il remarque le petit rien qui fait toute la différence et crée l'atmosphère.

Depuis peu ces détails je les vois, les enregistre, c'est un puzzle qui prend forme. Ils m'aident à m'approprier en partie ce qui ne sera (qui ne pourra) jamais être ma ville. Paris est une chambre d'amis dans laquelle on a peur de froisser les draps en s'asseyant sur le rebord du lit. Ceci dit, j'apprécie enfin d'y passer du temps. C'est peut être parce que les amis sont sympa, finalement.