Je suis obsédée par les mots-croisés, les mots-fléchés, et l'horoscope. Autrement dit je suis accro à la page "Pause détente" du 20minutes. Autrement dit à 21 ans j'ai le même passe-temps addictif que ma mère. Étonnamment, je le vis plutôt bien.
mardi 16 février 2010
lundi 1 février 2010
La lettre à mon Grand Père
"Cher Papi,
J'ai été très contente de recevoir ta première lettre de l'année. Mon retour à Paris s'est bien passé, ma rentrée aussi. En ce moment, nous préparons un reportage sur les sourds-muets au travail. (Mes lettres commencent toujours en mode petite fille modèle)
A l'écurie... (je vous épargne le blabla sur mon destrier, qui est sans doute la seule chose qui intéresse vraiment mon grand père, avec son jardin)
Cette semaine, je révise mes examens, alors je reste à la maison pour relire mes cours (je ne vais pas dire que je fais seulement "semblant de"). Ça m'embête un peu (traduction de ça me pète les couilles) car, en février, il y a plusieurs expositions que j'aimerais voir à Paris. (J'hésite à parler de Boltanski et Soulages, avant de me dire que mon grand père de 80 ans n'arrivera même pas à lire "Boltanski"). J'espère avoir le temps d'y aller !"
Bon, il me reste un quart de feuille à meubler... Que dire ? Pourtant il se passe des tas de choses dans ma vie. Parfois, je regrette que mes parents ne soient pas totalement sincères envers moi, et me cachent des choses que j'aurais du savoir. Je regrette aussi qu'ils ne sachent pas qui je suis, et qu'ils se fassent une fausse idée de moi.
Mais si je me pose deux secondes, et que j'essaie d'écrire mentalement une lettre bourrée d'honnêteté et de ma personnalité profonde, je me dis...
"J'espère aussi revoir très vite un mec que j'ai rencontré lors d'un concert de rock, avec qui j'ai couché le premier soir. Malgré ses tatouages et la marie-jeanne qu'il cache dans un étui pour lentilles de contact, il est très gentil. D'ailleurs, je me suis faite tatouer une deuxième fois, à un endroit bien visible, ce qui m'empêchera sûrement de trouver du boulot autre part que dans le secteur artistique. Mon colocataire fait des trucs très bizarres contre moi, je vais partir et emménager avec deux copines de l'école. Comme ça je pourrai enfin organiser plein de soirées où on se bourrera copieusement la gueule.
A très bientôt, mon petit Papi !"
... Ouais, non, ça va pas le faire...
J'ai été très contente de recevoir ta première lettre de l'année. Mon retour à Paris s'est bien passé, ma rentrée aussi. En ce moment, nous préparons un reportage sur les sourds-muets au travail. (Mes lettres commencent toujours en mode petite fille modèle)
A l'écurie... (je vous épargne le blabla sur mon destrier, qui est sans doute la seule chose qui intéresse vraiment mon grand père, avec son jardin)
Cette semaine, je révise mes examens, alors je reste à la maison pour relire mes cours (je ne vais pas dire que je fais seulement "semblant de"). Ça m'embête un peu (traduction de ça me pète les couilles) car, en février, il y a plusieurs expositions que j'aimerais voir à Paris. (J'hésite à parler de Boltanski et Soulages, avant de me dire que mon grand père de 80 ans n'arrivera même pas à lire "Boltanski"). J'espère avoir le temps d'y aller !"
Bon, il me reste un quart de feuille à meubler... Que dire ? Pourtant il se passe des tas de choses dans ma vie. Parfois, je regrette que mes parents ne soient pas totalement sincères envers moi, et me cachent des choses que j'aurais du savoir. Je regrette aussi qu'ils ne sachent pas qui je suis, et qu'ils se fassent une fausse idée de moi.
Mais si je me pose deux secondes, et que j'essaie d'écrire mentalement une lettre bourrée d'honnêteté et de ma personnalité profonde, je me dis...
"J'espère aussi revoir très vite un mec que j'ai rencontré lors d'un concert de rock, avec qui j'ai couché le premier soir. Malgré ses tatouages et la marie-jeanne qu'il cache dans un étui pour lentilles de contact, il est très gentil. D'ailleurs, je me suis faite tatouer une deuxième fois, à un endroit bien visible, ce qui m'empêchera sûrement de trouver du boulot autre part que dans le secteur artistique. Mon colocataire fait des trucs très bizarres contre moi, je vais partir et emménager avec deux copines de l'école. Comme ça je pourrai enfin organiser plein de soirées où on se bourrera copieusement la gueule.
A très bientôt, mon petit Papi !"
... Ouais, non, ça va pas le faire...
mardi 26 janvier 2010
R'n'R
Tous les grands classiques du rock parlent de cette fille dont on tombe amoureux, après laquelle on court, de cette fille impitoyable qui rend tous les rockeux malades, qu'on supplie de revenir. J'ai toujours rêvé d'être cette fille.
Dans la vraie vie, je chante la chanson.
Dans la vraie vie, je chante la chanson.
samedi 23 janvier 2010
samedi 16 janvier 2010
La Journée de la Lingerie II
Cet après midi :
La vendeuse de Princesse Tam-Tam : Vous prenez un deuxième bas ?
Euh, à 36 euros la culotte, je vais m'en passer, voyez-vous.
La vendeuse de Princesse Tam-Tam : Vous prenez un deuxième bas ?
Euh, à 36 euros la culotte, je vais m'en passer, voyez-vous.
La Journée de la Lingerie I
Ce matin :
Sous la pluie battante, je brave la météo peu clémente pour que triomphe la culture. Autrement dit je vais acheter le Télérama. Arrivée à la presse Relay de la gare, je m'attarde dans le rayon "magazines féminins" (ouais faut pas déconner, j'ai pas des seins pour rien). Je choisis le Jalouse, avec sa couverture aux frontières du trash, comme d'habitude.
Visiblement, cela choque/émoustille notre bon vieux caissier, bedonnant, la quarantaine avancée, chauve. Aucune réaction à la vue de mon programme télé favori, mais le Jalouse semble lui brûler les doigts et provoque un petit rire nerveux ridicule.
- Jalouse... Mais c'est que des soutifs ! Et transparents en plus... Avec des tétons ! Moi j'en ai pas vus beaucoup hein, ahahah.
Je glisse un regard à ma voisine de file d'attente, lui demandant implicitement ce qui est en train de se passer. Elle me répond implicitement qu'elle n'en sait rien.
- Enfin vous ça ne vous fait rien, vous en avez ! Et en plus ils vous gênent, par ce froid, faut les mettre dans du carton et tout ça...
Poliment, je récupère ma monnaie, et souhaite implicitement bonne chance à ma voisine de file d'attente...
Sous la pluie battante, je brave la météo peu clémente pour que triomphe la culture. Autrement dit je vais acheter le Télérama. Arrivée à la presse Relay de la gare, je m'attarde dans le rayon "magazines féminins" (ouais faut pas déconner, j'ai pas des seins pour rien). Je choisis le Jalouse, avec sa couverture aux frontières du trash, comme d'habitude.
Visiblement, cela choque/émoustille notre bon vieux caissier, bedonnant, la quarantaine avancée, chauve. Aucune réaction à la vue de mon programme télé favori, mais le Jalouse semble lui brûler les doigts et provoque un petit rire nerveux ridicule.
- Jalouse... Mais c'est que des soutifs ! Et transparents en plus... Avec des tétons ! Moi j'en ai pas vus beaucoup hein, ahahah.
Je glisse un regard à ma voisine de file d'attente, lui demandant implicitement ce qui est en train de se passer. Elle me répond implicitement qu'elle n'en sait rien.
- Enfin vous ça ne vous fait rien, vous en avez ! Et en plus ils vous gênent, par ce froid, faut les mettre dans du carton et tout ça...
Poliment, je récupère ma monnaie, et souhaite implicitement bonne chance à ma voisine de file d'attente...
mercredi 6 janvier 2010
Le Grand Tourment
Ma paix intérieure et la qualité de mon sommeil dépendent de quelques mots sur un écran de téléphone. Nous vivons une sale époque.
mardi 5 janvier 2010
Le monde est fou
Hier j'ai croisé un type avec un pantalon en simili cuir et un anorak vernis. C'était violent.
dimanche 3 janvier 2010
Bonnes résolutions 2010
En 2010 j'arrête la procrastination à tout va.
A partir de maintenant j'arrête de prendre mon bureau pour un dépôt de linge et je travaille (au moins un peu, merde!)
C'est décidé j'arrête de passer ma vie sur Facebook (comprendre : "de buguer pendant deux heures sur la page Live Feed à 3h du matin quand y'a plus personne pour créer de l'actu")
Et je suis bien décidée à ne plus passer 80% de ma vie sur mon lit à regarder American Dad, mais plutôt d'utiliser ce temps précieux pour lire des trucs intéressants sur l'art et le cinéma.
Bien sûr, je n'oublie pas d'inclure dans mes plans de vie trépidante la reprise du blog. Le pauvre!
A partir de maintenant j'arrête de prendre mon bureau pour un dépôt de linge et je travaille (au moins un peu, merde!)
C'est décidé j'arrête de passer ma vie sur Facebook (comprendre : "de buguer pendant deux heures sur la page Live Feed à 3h du matin quand y'a plus personne pour créer de l'actu")
Et je suis bien décidée à ne plus passer 80% de ma vie sur mon lit à regarder American Dad, mais plutôt d'utiliser ce temps précieux pour lire des trucs intéressants sur l'art et le cinéma.
Bien sûr, je n'oublie pas d'inclure dans mes plans de vie trépidante la reprise du blog. Le pauvre!
mercredi 11 novembre 2009
Petit Rat
Je regrette mes cours de danse classique. J'idéalise sûrement les choses avec le recul. Notre prof était ignoble. La femme la moins pédagogue du monde, empâtée, enrobée dans des pulls improbables, fumant beaucoup trop de clopes sur le seuil du préau où la neige entrait en hiver. Nous avions toutes peur d'elle, Arlette. Elle avait un chandail noir avec une étoile dorée, où était écrit CHIC, une serpillère passée cent fois à la machine.
Et pourtant les chaussons roses usés jusqu'à la corde, troués sous les talons et au bout du pied, le justaucorps, le cache cœur, la cinquième, l'arabesque, la dent perdue d'Angéline, nos listes de Noël échangées entre deux entrechats, la musique classique. Mes crampes au pied. La souplesse.
C'est tellement beau la danse, je n'ai jamais rien vu de plus beau que ce ballet, où l'Ange Gabriel violait Marie (oui, c'était de la contemporaine, c'est conceptuel). Un danseur c'est de l'art en mouvement, il est à la fois l'artiste et l'œuvre. C'est plutôt fort.
Quand parfois sur scène je ne sais pas quoi faire de mes mains, où quand je me rends compte trop tard, sur un écran, que mes épaules sont courbées, que je me tiens mal sans le savoir, je meurs d'envie d'avoir cette maîtrise parfaite du corps, de savoir où je suis exactement dans l'espace. Je rêve d'airs de piano, de rythme scandé à voix haute, jusqu'à 6, de grand miroir et de barre, de cadence et de grâce, de chignon qui dégage le visage et d'un corps structuré qui travaille. J'ai peur du chantier qui s'effrite.
Et pourtant les chaussons roses usés jusqu'à la corde, troués sous les talons et au bout du pied, le justaucorps, le cache cœur, la cinquième, l'arabesque, la dent perdue d'Angéline, nos listes de Noël échangées entre deux entrechats, la musique classique. Mes crampes au pied. La souplesse.
C'est tellement beau la danse, je n'ai jamais rien vu de plus beau que ce ballet, où l'Ange Gabriel violait Marie (oui, c'était de la contemporaine, c'est conceptuel). Un danseur c'est de l'art en mouvement, il est à la fois l'artiste et l'œuvre. C'est plutôt fort.
Quand parfois sur scène je ne sais pas quoi faire de mes mains, où quand je me rends compte trop tard, sur un écran, que mes épaules sont courbées, que je me tiens mal sans le savoir, je meurs d'envie d'avoir cette maîtrise parfaite du corps, de savoir où je suis exactement dans l'espace. Je rêve d'airs de piano, de rythme scandé à voix haute, jusqu'à 6, de grand miroir et de barre, de cadence et de grâce, de chignon qui dégage le visage et d'un corps structuré qui travaille. J'ai peur du chantier qui s'effrite.
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