mercredi 8 septembre 2010

Dieu n'existe que parce qu'on y croit

Nous étions si mal à l'aise, debout l'un en face de l'autre, inconfortables sur cette moquette vert sale rongée par je ne sais quoi. En tout cas, s'il ne l'était pas, j'étais mal à l'aise. J'avais du mal à le voir, découpé en contre jour dans l'encadrement de la fenêtre à moitié cachée par les lits superposés, la luminosité d'une fin de journée de pluie me faisait mal aux yeux. Et puis il y avait quelque chose de dérangeant dans sa façon de se tenir, son enthousiasme trop grand pour la pièce, sa maigreur. Il ne me laissait pas le temps de parler, de traduire l'anglais dans ma tête, il m'assommait de théories que je ne maîtrisais pas, que j'avais du mal à comprendre. Il réfutait tout ce que je ressentais à propos du langage en s'appuyant sur Derrida. Sur le moment, j'avais été noyée dans ma frustration.

J'étais à Bath, pendant mon périple en solitaire à travers le sud de l'Angleterre. J'avais atterri dans une auberge de jeunesse miteuse, et croisé dans le dortoir cet étudiant américain, de Chicago, qui errait en moto le temps des vacances de Pâques. Avec le recul, cette conversation fait date dans ma vie comme l'une des plus importantes. Elle me sert de réflexion sur l'écriture, sur ce que j'ai à dire, et de la façon dont je dois tenter de le dire.

Mais ce qui m'a marquée surtout, c'est cette phrase qu'il a dite : "Je veux croire en quelque chose". Je me souviens, il m'expliquait qu'il écrivait un scénario de science-fiction, en espérant le vendre à la télé américaine. Cela parlait d'un ado perdu dans un monde sans morale, qui devenait ninja par foi en la Justice. Il écrivait cette histoire depuis la mort de ses parents, parce que cela lui donnait une raison d'être là. Ensuite on s'était pris la tête sur le "sujet" du scénario que j'essayais d'écrire, je lui disais que j'écrivais sur quelqu'un qui se sent trompé par les mots, et décide de ne plus parler, de se retirer du monde. Il me disait que ce n'était pas un sujet. Que son sujet à lui, par exemple, c'était "La Foi".

J'ai souvent repensé à ce garçon étrange, à son assurance. Moi, je doute même de moi. Je ne suis pas sûre de ce que je sais, j'ai toujours du mal à le défendre, je suis empêtrée dans ma confusion. Sa phrase a fini par me hanter. Moi aussi, je veux croire en quelque chose, avoir un refuge solide, un repère toujours présent auquel se rattacher. Mais tout ce que je crois, c'est que je ne suis sûre de rien.

A la mort de Rohmer, j'ai regardé Un Conte d'Hiver. L'héroïne perd son grand amour à cause d'une erreur stupide dans l'adresse qu'elle lui donne. Pourtant, durant tout le film, elle sait qu'elle le retrouvera. Et en effet elle le retrouve, happy end. J'ai trouvé sa foi en l'autre, sa confiance en la vie, magnifiques. J'ai bien essayé de l'appliquer dans ma vie, j'ai essayé de croire très fort en les sentiments, mais ma certitude fabriquée n'a pas fait long feu. Ne pas douter est contraire à ma nature. Je me suis résignée à être athée quant à l'amour.

Puis j'ai vu Un Poison Violent, dernièrement, et ça m'a rappelé mon catéchisme. Le curé nous avait bien dit que le doute n'était pas un péché, et qu'il faisait même partie intégrante de la foi. J'étais à côté des rails. Je peux donc croire en doutant. Mais je ne peux pas m'empêcher d'attendre une bonne raison de croire. Appelez moi Saint Thomas.


jeudi 2 septembre 2010

Un petit poisson, un petit oiseau s'aimaient d'amour tendre

J'ai tout de même très très envie d'avoir un paon blanc tatoué sur le corps.

lundi 9 août 2010

L'angoisse de la chambre vide

A chaque fois que je passe la soirée chez moi à ne rien faire, j'ai le sentiment de rater ma vie.

mardi 3 août 2010

Si Si

Après le fameux "Hé Mademoiselle, t'es charmante" et l'incontournable "T'as un zéro six ?", j'ai découvert le "T'as de beaux pieds, je trouve", devant la Poste, un jour de pluie en chaussures d'été. J'avoue, on me l'avait encore jamais faite...

mercredi 14 juillet 2010

L'Oncle Oscar

"Il est important d'avoir des rêves assez grands pour ne pas les perdre de vue lorsqu'on les poursuit"

vendredi 4 juin 2010

Amen

Je découvre que de plus en plus de connaissances, d'amis d'enfance, de camarades de classe, des gens que j'ai connu gamins et qui ont le même âge que moi, sont aujourd'hui parents. J'en suis encore au stade du choix de carrière, en plein dans mes études, célibataire, et mes copains de surboum ont un bébé dans les bras. La première de la classe, modèle de sagesse pour le reste de la classe de CP, se faisait tatouer le nom de son groupe de rock quand le cancre immature se rendait à la maternité.

On a beau dire, les voies que la vie nous fait prendre sont impénétrables...

lundi 17 mai 2010

Take a Walk on the Wild Side

I went there, I said Go! Go! Go! and now he's gone.

jeudi 29 avril 2010

Miss June 75

She shines like the sun
I'm constantly wondering
Just what she sees in me
She says i'm the one
I've got to believe her
I know she believes in me

I'm losing my mind
I'm losing it to her
I know she will set me free
The feeling so fine
I just got to tell you
How much she means to me

I've spent so long crying by myself
So long to loneliness I've found something else
The way she dances makes me lose my mind
The clothes she wears they make her look so fine
And when we kiss it warms me up inside
I've got to tell you cause I just can't hide the way I feel
She makes me real
She makes me real
She and I are gonna live forever
And be the two brightest stars up in heaven

Oh Girl I want to take you home
And get down on my knees in front of you
I really like the way you squeeze my head between your thighs
The way your face turns red, the way you roll your eyes,
The way your breath gets faster, the quiet sounds you make
Your lips are trembling and your body starts to shake
Your hands are running through my hair
And I can tell your thinking :
"Don't stop, I'm almost there, I'm almost there".


dimanche 4 avril 2010

Baby Come Back

J'ai fait un sacré trajet mental ces derniers jours. J'ai plongé tout au fond de mes angoisses, les yeux encore ouverts à six heures du matin, pour me rendre compte d'une chose qui me dépassait jusque là. Je me suis éloignée de moi. Ouf, maintenant que je le sais, je peux revenir.